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Petite astuce SEO : faire parler la foudre (💥) avec Google Tag Manager

Google Tag Manager pour gérer vos balises meta robots, title, meta referrer ou link rel canonical ? Petite exploration du sujet : test, pour et contre, exemples

Dernière mise à jour le 10 janvier 2021

Google Tag Manager (GTM) est un outil utilisé pour mettre en place des trackings analytics ou publicitaires. En fait, il les « injecte ». Le principe : avec un seul code dans une page, on peut en ajouter autant qu’on veut à distance, sans retoucher au code. Google Tag Manager peut aussi être utilisé pour ajouter des données structurées (qui peuvent parfois générer des extraits/résultats enrichis dans Google et Bing).

Google Tag Manager n’est pas le seul outil de ce genre, il existe d’autres solutions de Tag Management System. Il n’y a pas vraiment de raison pour que cela ne fonctionne pas avec TagCommander, Tealium ou le gestionnaire de balises de Matomo.

Mise à jour de décembre 2020 (très tardive, la fréquence d’actualisation de ce blog n’étant pas optimale) : la documentation de Google indique deux méthodes pour générer des données structurées avec JavaScript, dont l’une est avec Google Tag Manager. Une bonne illustration du référencement, censé être une démarche à la fois audacieuse et prudente (confronter des hypothèses aux données, faire des tests ; ne pas tout prendre au pied de la lettre). Pour comprendre cette mise à jour de décembre 2020, rendez-vous à la ligne 73. Pour poursuivre l’aventure, continuez à la ligne suivante (les anciens comprendront :).

Google Tag Manager et l’injection JavaScript

À l’heure où le moteur de recherche prend en charge le JavaScript dans l’évaluation des pages qu’il explore, cela m’a titillé. Pourrait-il prendre en compte, via Google Tag Manager, les balises meta robots ? Les balises title ? Les meta referrer ou link rel canonical ? Un peu de test, d’astuce et des résultats convaincants.

Un potentiel peu exploité

J’ai donc cherché il y a quelques temps des articles sur le sujet, ne doutant pas que quelqu’un aurait déjà exploré ces possibilités. À l’époque, je n’avais rien trouvé ou presque : un retour d’expérience fort sympathique (en français, s’il vous plaît, by Startup Metrics), quelques sujets sur des forums américains (absolument pas informatifs) et un article très documenté de l’un des experts les plus connus sur GTM, Simo Ahava. L’article relate une série de tests, des échecs et … un gros potentiel ! Merci donc, Simo Ahava 👏👏👏

J’ai réalisé quelques tests de mon côté et heureuse surprise : cela fonctionnait, c’était vérifié dans les résultats de Google ! Mes tests ne sont pas aussi complets et rigoureux qu’il faudrait, mais il y a quelques spécificités, par exemple la prise en compte semble moins rapide que pour un code HTML « en dur ». Je n’ai pas cherché à déployer cette astuce autant que je l’aurais pu, mais les quelques utilisations que j’en ai fait ont fonctionné.

Les pour et les contre à ajouter ou modifier du HTML avec GTM

Il est bien entendu préférable de mettre en place des optimisations SEO directement dans la structure du site, mais il y a tant de contraintes dans la vie d’un site que l’utilisation de Google Tag Manager peut vraiment changer la donne. Alors bien entendu, si vous êtes développeur, j’entends déjà vos critiques. Et si vous êtes habitué à obtenir dans la semaine tout ce que vous exigez, vous vous demandez sans doute quel type d’huluberlu je peux bien être.

Quoi qu’il en soit, tout comme pour l’ajout de tags analytics ou publicitaires, GTM abat certaines frontières.

Quelques exemples pratiques

Certes, ce n’est pas magique mais c’est quand même plutôt marrant – et parfois très utile. Voici donc quelques exemples sans plus attendre. Il s’agit tout simplement d’utiliser du JavaScript grâce à une balise GTM de type HTML personnalisée.  Il faut bien sûr déterminer s’il s’agit de modifier ou de créer une balise, comment l’insérer ou la capturer pour la modifier, etc.
Dans les exemples ci-dessous, il ne faut pas oublier d’encadrer les codes de balises script.

  • Modification d’une balise Title
    var docTitle = document.title;
    document.title = "Le nouveau Title parfois si difficile à faire modifier";
  • Ajout d’une balise meta robots
    var m = document.createElement('meta');
    m.name = 'robots';
    m.content = 'noindex, nofollow';
    document.head.appendChild(m);
  • Modification d’une balise meta referrer
    var elem=document.querySelector("meta[name='referrer']");
    elem.setAttribute('content','origin-when-crossorigin');

Les aléas du référencement

D’une astuce très utile à une astuce qui paraissait peu fiable, il n’y a eu qu’une déclaration. Déclaration qui ne remet finalement pas en cause le fond : la documentation de Google fournit des détails pour favoriser l’injection de données structurées avec JavaScript, dont Google Tag Manager depuis (désormais) longtemps.

L’incertitude

Deux ans après la publication initiale de cet article, John Mueller, un des porte-parole de Google pour la partie moteur de recherche, avait recommandé de ne pas utiliser Google Tag Manager pour injecter des données structurées. Pour quelle raison le moteur de recherche souhaitait-il que ce moyen très simple pour ajouter des données structurées (détaillé plus bas dans la page) ne soit pas utilisé ? Pendant combien de temps serait-il possible de mettre en place des données structurées de cette façon astucieuse ?

Mise à jour de mars 2019 : une astuce qui fait pschitt… ?

« Google’s John Mueller advises SEOs not to implement structured data using Google Tag Manager. »

https://www.searchenginejournal.com/google-advises-against-using-tag-manager-to-implement-structured-data/294923/

Qu’en est-il en décembre 2020 ?

Précision : décembre 2020 n’est pas une date particulière, une nouvelle annonce, cela montre surtout que ce blog a une fréquence de mise à jour nonchalante.

Ce qui pouvait passer pour une mise en garde prudente, ou au moins un avis bien avisé, s’avère finalement assez anecdotique. Depuis au moins avril 2020, la documentation de Google indique deux méthodes pour générer des données structurées avec JavaScript, dont l’une est avec Google Tag Manager :

Un des aspects du SEO

Le travail de référencement est fait en grande partie de bonnes pratiques, celles de Google bien sûr et celles que l’on peut développer au cours de la pratique : tests, lectures et inspirations, contraintes et priorités, enjeux et richesses issues d’autres champs que le SEO, …

En mars 2019, on pouvait légitimement estimer qu’utiliser Google Tag Manager pour les données structurées n’était plus très sérieux. Mais la question devait se poser : pour combien de temps ce serait encore possible ? Et la réponse n’existait pas. Cette nature interrogative est un des aspects essentiel du SEO (probablement et paradoxalement pas assez valorisé). Qu’il s’agisse de l’avis d’une personne reconnue, d’un point flou dans les guidelines de Google, d’un poncif ou de chiffres, le questionnement est utile.

Parce qu’il y a une fin à tout

Bien sûr, Google Tag Manager n’a pas été conçu pour ça. Ce qui marche aujourd’hui ne fonctionnera peut-être plus demain. Mais ce serait dommage de ne pas profiter d’une astuce qui reste somme toute très raisonnable quand on en fait bon usage. Aller, à + !

Par J-Michotey