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Obsolète (MàJ juillet 2019) ? Petite astuce SEO : faire parler la foudre (💥) avec Google Tag Manager

Google Tag Manager pour gérer vos balises meta robots, title, meta referrer ou link rel canonical ? Une petite exploration du sujet par le test, par le pour et le contre, et par l’exemple

Google Tag Manager (GTM) est un outil utilisé pour mettre en place des trackings analytics ou publicitaires. En fait, il les « injecte ». Rassurez-vous, ce n’est pas si grave. C’est un peu comme commander une pizza par téléphone : pas besoin de se déplacer à la pizzeria. Mais on peut injecter autre chose… un peu comme téléphoner à la pizzeria pour connaitre les horaires d’ouverture de la piscine.

Mise à jour de juillet 2019 : comme indiqué plus bas, les jours de cette astuce, pourtant légitime dans bien des cas, étaient comptés. Le staff entier derrière ce blog (150 personnes au bas mot) et les nombreux partenaires attentionnés ont trouvé des indices faisant pressentir que Google Tag Manager pour passer des infos à Google Search, c’est fini 💀. A confirmer ces prochains temps.

Mise à jour de mars 2019 : une astuce qui fait pschitt… ?

« Google’s John Mueller advises SEOs not to implement structured data using Google Tag Manager. »

https://www.searchenginejournal.com/google-advises-against-using-tag-manager-to-implement-structured-data/294923/

Et voilà donc, deux ans après la publication de cet article : John Mueller, une des voix de Google, recommande de ne pas utiliser Google Tag Manager pour injecter des données structurées. Il y aurait donc un nouveau test à lancer : pendant combien de temps sera-t-il possible de mettre en place des données structurées sans avoir accès au code d’un site ?

Google Tag Manager et l’injection JavaScript

Google Tag Manager (GTM) est donc un outil qui sert à mettre en place des suivis statistiques ou publicitaires de façon très souple.

Mais on peut l’utiliser d’une autre manière… au moins pour le moment

Il est anecdotiquement utilisé pour ajouter des données structurées dans les pages d’un site.  Cette utilisation n’a pas semblé poser de problème au moteur de recherche Google et à ses représentants.  À l’heure où le moteur de recherche prend en charge le JavaScript dans l’évaluation des pages qu’il explore, cela m’a titillé. Pourrait-il prendre en compte, via Google Tag Manager, les balises meta robots ? Les balises title ? Les meta referrer ou link rel canonical ? Un peu de test, d’astuce et des résultats convaincants.

Un potentiel peu exploité

J’ai donc cherché il y a quelques temps des articles sur le sujet, ne doutant pas que quelqu’un aurait déjà exploré ces possibilités. À l’époque, je n’avais rien trouvé ou presque : un retour d’expérience fort sympathique (en français, s’il vous plaît, by Startup Metrics), quelques sujets sur des forums américains (absolument pas informatifs) et un article très documenté de l’un des experts les plus connus sur GTM, Simo Ahava. L’article relate une série de tests, des échecs et … un gros potentiel ! Merci donc, Simo Ahava 👏👏👏

J’ai réalisé quelques tests de mon côté et heureuse surprise : cela fonctionnait, c’était vérifié dans les résultats de Google ! Mes tests ne sont pas aussi complets et rigoureux qu’il faudrait, mais il y a quelques spécificités, par exemple la prise en compte semble moins rapide que pour un code HTML « en dur ». Je n’ai pas cherché à déployer cette astuce autant que je l’aurais pu, mais les quelques utilisations que j’en ai fait ont toutes fonctionné.

Les pour et les contre à ajouter ou modifier du HTML avec GTM

Il est bien entendu préférable de mettre en place des optimisations SEO directement dans la structure du site, mais il y a tant de contraintes dans la vie d’un site (non, je ne parle pas de ce petit blog) que l’utilisation de Google Tag Manager peut vraiment changer la donne. Alors bien entendu, si vous êtes développeur, j’entends déjà vos critiques. Et si vous êtes habitué à obtenir dans la semaine tout ce que vous exigez, vous vous demandez sans doute quel type d’huluberlu je peux bien être.

Quoi qu’il en soit, tout comme pour l’ajout de tags analytics ou publicitaires, GTM abat certaines frontières.

Quelques exemples pratiques

Certes, ce n’est pas magique mais c’est quand même plutôt marrant – et parfois très utile. Voici donc quelques exemples sans plus attendre. Il s’agit tout simplement d’utiliser du JavaScript grâce à une balise GTM de type HTML personnalisée.  Il faut bien sûr déterminer s’il s’agit de modifier ou de créer une balise, comment l’insérer ou la capturer pour la modifier, etc.
Dans les exemples ci-dessous, il ne faut pas oublier d’encadrer les codes de balises script. 

  • Modification d’une balise Title
    var docTitle = document.title;
    document.title = "Le nouveau Title parfois si difficile à faire modifier";
  • Ajout d’une balise meta robots
    var m = document.createElement('meta');
    m.name = 'robots';
    m.content = 'noindex, nofollow';
    document.head.appendChild(m);
  • Modification d’une balise meta referrer
    var elem=document.querySelector("meta[name='referrer']");
    elem.setAttribute('content','origin-when-crossorigin');

Parce qu’il y a une fin à tout

Bien sûr, l’outil n’est pas prévu pour ça. Ce qui marche aujourd’hui ne fonctionnera peut-être plus demain. Il est toujours préférable de faire les choses comme il le faut. Mais … ce serait dommage de ne pas profiter d’une astuce qui reste somme toute très raisonnable quand on en fait bon usage. Aller, à + !

Par J-Michotey