Petite astuce SEO : faire parler la foudre avec Google Tag Manager

Le moyen : un outil de collecte de statistiques

Google Tag Manager (GTM) est un outil dont l’intérêt est de créer des suivis statistiques ou publicitaires de façon très souple. Il est accessoirement utilisé pour mettre en place des données structurées. Si vous n’y comprenez goutte et que vous lisez encore, ceci pourrait vous éclairer. Google a donc fait savoir qu’il n’avait aucune objection à l’usage de cet outil, destiné initialement au suivi statistiques et publicitaires, pour déployer des données structurées.  À l’heure où le moteur de recherche prend en charge le JavaScript dans l’évaluation des pages qu’il explore, cela m’a titillé. Pourquoi ne prendrait-il en compte via Google Tag Manager que les données structurées ? Pourquoi pas les balises meta robots ? Les balises title ? Les meta referrer ou link canonical ?

Le contexte : un potentiel inexploité

J’ai donc cherché il y a quelques temps des articles sur le sujet, ne doutant pas que quelqu’un aurait exploré ces possibilités. À l’époque, je n’ai rien trouvé ou presque : un retour d’expérience fort sympathique (en français, s’il vous plaît, by Startup Metrics), quelques sujets sur des forums américains (absolument pas informatifs) et une article très documenté de l’un des experts les plus connus sur GTM, Simo Ahava. L’article relate une série de tests, des échecs et … un gros potentiel ! Merci donc, Simo Ahava 👏👏👏
J’ai donc réalisé quelques tests de mon côté et heureuse surprise : cela fonctionnait, c’était vérifié dans les résultats de Google ! Mes tests ne sont pas aussi complets et rigoureux qu’il faudrait, mais il y a quelques spécificités, par exemple la prise en compte semble moins rapide que pour un code HTML « en dur ». Il faut effectivement que l’évaluation du rendu de la page soit effectué, voire effectué plus d’une fois pour que l’action soit visible dans les résultats de recherche. Je n’ai pas cherché à déployer cette astuce autant que je l’aurais pu, mais les quelques utilisations que j’en ai fait ont toutes fonctionné.

Les contre, les pour

Il est bien entendu préférable de mettre en place des optimisations SEO directement dans la structure du site, mais il y a tant de contraintes dans la vie d’un site (non, je ne parle pas de ce petit blog que vous êtes en train de découvrir) que l’utilisation de Google Tag Manager peut vraiment changer la donne. Alors bien entendu, si vous êtes développeur, j’entends déjà vos critiques. Et si vous êtes habitué à obtenir dans la semaine tout ce que vous exigez, vous vous demandez sans doute quel type d’huluberlu je peux bien être.

tag seo en dur, thématique commerce
tag seo en dur, thématique e-commerce

Quoi qu’il en soit, tout comme pour l’ajout de tags analytics ou publicitaires, GTM abat certaines frontières.

Quelques exemples

Certes, ce n’est pas magique mais c’est quand même plutôt marrant – et parfois très utile. Voici donc quelques exemples sans plus attendre. Il s’agit tout simplement d’utiliser du JavaScript grâce à une balise GTM de type HTML personnalisée.  Il faut bien sûr déterminer s’il s’agit de modifier ou de créer une balise, comment l’insérer ou la capturer pour la modifier, etc.
Dans les exemples ci-desssous, il ne faut pas oublier d’encadrer les codes de balises script. 

  • Modification d’une balise Title
    var docTitle = document.title;
    document.title = "Le nouveau Title parfois si difficile à faire modifier";
  • Ajout d’une balise meta robots
    var m = document.createElement('meta');
    m.name = 'robots';
    m.content = 'noindex, nofollow';
    document.head.appendChild(m);
  • Modification d’une balise meta referrer
    var elem=document.querySelector("meta[name='referrer']");
    elem.setAttribute('content','origin-when-crossorigin');

Parce qu’il y a une fin à tout

Bien sûr, l’outil n’est pas prévu pour ça. Ce qui marche aujourd’hui ne fonctionnera peut-être plus demain. Il est toujours préférable de faire les choses au mieux dès le début. Mais il y a parfois tant de difficultés à mettre en place une de ces optimisations pourtant fondamentales… Dommage de ne pas profiter d’une astuce qui reste somme toute très raisonnable quand on en fait bon usage. Aller, à + !

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